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Club de patinage de vitesse courte piste les Élans de jonquière

Historique

Le patinage de vitesse

Le patinage de vitesse remonte à plus de mille ans, alors que les hommes laçaient des os d'animaux à leurs chaussures de bois et glissaient sur les lacs et rivières gelés en Scandinavie et en Hollande.

Dans les années 1600, voyager sur des lames entre les villages était devenu un moyen de transport et de communication utile et agréable pour les Hollandais. Cependant, le crédit pour la première paire de patins complètement en fer revient à un Écossais qui les a inventés en 1592. La lame de fer accéléra le développement du patinage de vitesse et, en 1642, le club de patinage de vitesse d’Edimbourg fut fondé. La première course de patinage de vitesse organisée, qui couvrait un peu plus de 24 kilomètres, eut lieu en 1763 sur les Fens, en Angleterre.

Éventuellement, le sport fit son chemin jusqu'en Amérique du Nord où une lame plus légère, plus aiguisée et complètement en acier fut introduite en 1850. Le premier championnat mondial fut organisé par la Hollande en 1889 et regroupait des patineurs dans les 4 distances – 500 m, 1 500 m, 5 000 m et 10 000 m. L'association internationale, l'International Skating Union, fut fondée en 1892, en Hollande. Vers la fin du siècle, le sport avait attiré de grandes foules de spectateurs dans plusieurs parties du monde.

Première Compétition

La première compétition de patinage sur glace enregistrée au Canada prit place sur le fleuve St-Laurent en 1854 où trois officiers de l'armée britannique patinèrent de Montréal à Québec. Les courses de patinage de vitesse devinrent un trait régulier de la vie hivernale et, en 1887, l'Association de patinage amateur du Canada, la première association sportive du jeune pays, fut fondée. Le nom fut changé en 1960 à l'Association canadienne de patinage de vitesse amateur, puis en 2000 pour Patinage de vitesse Canada. En 1887, le premier championnat officiel fut tenu sous les auspices de l'Association canadienne de patinage amateur du Canada, qui, en 1894, devint le premier organisme directeur non-européen du sport à adhérer à l'International Skating Union.

Trois pays, la Norvège, l'Allemagne et le Canada, participèrent au Championnat mondial de patinage de vitesse de 1897 à Montréal, où Jack McCulloch de Winnipeg remporta le titre mondial.

Patinage de vitesse sur courte piste

Le patinage de vitesse sur courte piste, caractérisé par son départ en groupe, prit naissance au Canada et aux États-Unis en 1905, avec la première compétition enregistrée en 1909. Durant les années 1920 et 1930, des foules s'amassaient régulièrement au Madison Square Gardens de New York pour assister à ce spectacle à la fois électrisant et risqué. À cette période, le sport voyait aussi le jour en Grande-Bretagne, au Japon, en France, en Belgique et en Australie.

En 1967, le patinage de vitesse sur courte piste adhéra à l'ISU, quoique des compétitions sanc-tionnées par l'ISU sur une base mondiale ne viendraient que beaucoup plus tard. Pendant ce temps, la Grande-Bretagne, la Belgique, la France insi que l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et les États-Unis participaient à des compétitions entre eux. Les premières compétitions internationales ont eu lieu dans les années 1970, alors que l'International Skating Union sanctionna, en 1976, une compétition interna-tionale. Le premier Championnat mondial de patinage de vitesse
sur courte piste prit place à Meudon-la-Forêt, en France, en 1981.

En 1984, le nom de la discipline fut changé au patinage de vitesse intérieur sur courte piste et devient ansi patinage sur courte piste le port du casque protecteur devint obligatoire. Un autre événement historique se produisit en 1988 lorsque le patinage de vitesse sur courte piste fit son entrée aux Jeux olympiques en tant que sport de démonstration. En 1992, le sport obtient le statut de sport officiel lors des Jeux d'hiver d'Albertville.

Malgré son histoire relativement courte, le patinage de vitesse sur courte piste a produit plusieurs moments illustres, dont plusieurs appartiennent à des Canadiens. Au tout débuts, il était commun de voir des champions de longue piste (extérieur) participer à des compétitions sur courte piste (intérieur). Une des premières étoiles fut Lela Brooks, qui est encore considérée comme étant l’une des meilleures athlètes féminines du Canada.

La domination de la discipline a oscillé entre le Canada et les États-Unis, les Canadiens prenant les premiers honneurs et les Américains dominant la scène entre 1940 et 1960. Au cours des deux prochaines décennies, les titres furent partagés entre les Américains et les Canadiens, des étoiles connues comme Gaétan Boucher et Sylvie Daigle remportant des titres mondiaux. Au même moment, le Japon commença à émerger en tant que puissance mondiale. Aujourd'hui, le sport se développe rapidement en Hollande et en Italie ainsi qu'en Chine et en Corée du Sud, et, plus
récemment, en Russie et en Hongrie. Les Jeux olympiques de 1992 ont catapulté le courte piste dans l’arène sportive et l’ont fait connaître aux yeux du grand public. Le Canada a remporté 3 médailles lors des Jeux: une médaille d’argent au relais chez les hommes, une médaille d’argent au 1 000 m pour Frédéric Blackburn et la médaille d’or au relais chez les femmes.

En compétition

Les Jeux de Lillehammer ont également été un signe de succès pour l'équipe courte piste. Nathalie Lambert a remporté une médaille individuelle au 1 000 m et l'équipe de relais chez les femmes a raflé l'argent malgré une chute. Marc Gagnon a également remporté une médaille de bronze au 1 000 m tandis que l'équipe de relais chez les hommes terminait quatrième. Lors du Championnat du monde de 1994, Marc Gagnon est devenu le premier homme à défendre son titre de champion du monde, tandis que Frédéric Blackburn et Derrick Campbell ont terminé respectivement deuxième et quatrième au classement général. Nathalie Lambert a remporté son troisième titre mondial tandis que l'équipe de relais chez les femmes remportait son 9e titre consécutif, et l'équipe des femmes a également remporté le Championnat du monde par équipes, disputé à Cambridge, en Ontario, tandis que les hommes ont terminé deuxième.

En 1995, l’équipe de relais masculine remporta le Championnat mondial par équipes, brisant à la même occasion le record mondial au relais de 5 000 m. Marc Gagnon et Frédéric Blackburn finirent respectivement 2 ème et 3 ème aux Championnats mondiaux de courte piste. L’équipe de relais féminine termina également en troisième place lors des Championnats mondiaux par équipes. Enfin, Patrice Lapointe et Jonathan Guilmette obtinrent tous deux la 2 ème place, terminant à égalité, lors des Championnats mondiaux juniors alors que Catherine Dussault terminait troisième chez les femmes..

Marc Gagnon

En 1996, Marc Gagnon a reconquis son titre de champion du monde tandis que les hommes ont défendu avec succès leur titre de meilleure équipe au monde. Isabelle Charest a battu le record du monde au 500 m et a terminé 3 ème aux Championnats mondiaux de courte piste. Jean-François Monette a remporté le Championnat du monde junior courte piste.

En 1997, Marc Gagnon a terminé 2 ème au classement général des Championnats du monde tandis que Derrick Campbell terminait 3 ème. Lors de ces championnats, Isabelle Charest a de nouveau établi un record du monde au 500 m tandis que l’équipe des femmes remportait le relais et que les hommes terminaient 2 ème dans cette épreuve.

L’équipe canadienne courte piste a connu une excellente saison 1997-1998. L’équipe de relais masculine a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de même que le titre mondial dans l’épreuve du 5 000 m grâce à Marc Gagnon, Derrick Campbell, Éric Bédard et François Drolet. Mathieu Turcotte a contribué à la victoire pour gagner le titre mondial par équipe. Éric Bédard a aussi remporté une médaille de bronze au 1 000 m à Nagano, un résultat surprenant si l’on considère qu’il s’agissait de sa première année sur l’équipe nationale. Pour la qua-trième fois en six ans, Marc Gagnon a été nommé champion du monde grâce à ses vic-toires au 1 000 m et au 1 500 m. Éric Bédard a gagné une médaille d’argent au 500 m au championnat du monde. Annie Perreault a poursuivi sa lancée aux Jeux olympiques de Nagano en gagnant l’or au 500m et le bronze au relais avec ses coéquipières Isabelle Charest, Tania Vicent et Christine Boudrias. Perreault a aussi recolté une médaille d’argent au 500 m lors du championnat du monde. L’équipe féminine s’est classée au troisième rang aux Championnats du monde par équipes. L’équipe canadienne a eu d’excellents résultats lors des Championnats mondiaux juniors. François-Louis Tremblay s’est classé au premier rang tandis qu’Andrew Lahey a terminé troisième.

La saison 1998-1999 a été couronnée de succès. Les équipes feminime et masculine ont terainées eu deuxième rang lors a terminé en deuxième place lors des Championnats du monde par équipes. Andrew Quinn a remporté une médaille de bronze au 1 000 m lors du championnat du monde. François-Louis Tremblay a, pour sa part, terminé au troisième rang aux Championnats mondiaux juniors. Quant à Marie-Êve Drolet, elle a terminé deuxième dans les épreuves du 500 m et du 1 500 m lors de ces mêmes championnats.

La saison 1999-2000 fut également très bonne pour les patineurs canadiens de courte piste. Éric Bédard a terminé au deuxième rang au championnat mondial. De plus, à ce même championnat, l’équipe de relais féminine a terminé en troisième place. Lors du Championnat du monde par équipes, l’équipe des hommes a terminé au premier rang. Du côté junior, Marie-Êve Drolet a terminé au premier rang tandis que Andrew Lahey a terminé troisième chez les hommes.

 

 

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